***Martin Scorsese***

***Martin Scorsese***
Réalisateur incontournable, j'ai réalisé une sorte de mémoire sur le film de Taxi Driver et la philosophie qu'on trouve dans ce film.
Voici un (long) extrait de ce travail réalisé en 2005 pour mes études, avec ici le chapitre sur Scorsese... Bonne lecture!

La vie de Martin Scorsese

Ses premiers films

Martin Scorsese est né le 17 novembre 1942 dans la ville de Flushing à Long Island, dans l'état de New York. Petit-fils d'immigrants siciliens, il grandit dans le quartier populaire de Little Italy à Manhattan. Ce quartier inspirera par la suite toute sa carrière et New York sera le décor de ses plus grands succès.
Martin Scorsese souffre d'asthme dès son plus jeune âge.
Pendant que ses copains courent et s'amusent dans la rue, lui se réfugie dans les salles obscures où son père l'emmène deux fois par semaine. Une fois chez lui, le jeune homme se plaît à retracer les séquences qu'il vient de voir. Il confectionne des B.D. et des story-boards.
Martin Scorsese écrit : « J'avais sept ans quand je suis allé voir une avant-première d'I Shot Jesse James. C'est pour son titre que je suis allé voir le film. Lorsque le jour est enfin arrivé, - je me souviens -, j'étais dans le bus avec mon père, en route vers le cinéma et j'étais tellement excité que je ne comprenais pas pourquoi les gens autour de nous se contentaient d'aller à leur travail et ne se rendaient pas compte que l'on jouait I Shot Jesse James. »

À l'âge de huit ans, ses goûts cinéphiliques sont déjà affirmés. Il aime John Ford et John Wayne, Samuel Fuller, les musicaux avec Alice Faye, les westerns en général. A l'âge de cinq ans, Duel au soleil de King Vidor fut son premier choc cinématographique. Il a été aussi beaucoup marqué par La Foule de ce même réalisateur. On assiste à sa déchéance du héros du film qui incarne le rêve américain. Mais le film qui l'a particulièrement touché est Huit et demi de Federico Fellini. Le film raconte l'histoire d'un cinéaste dépressif qui fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de fantasmes où l'imaginaire devient plus réel que le réel. Fellini décrit ici sa propre angoisse face à la création. Très tôt, Scorsese s'identifie aux films de débauche et de déchéance.
Martin Scorsese dit : « Il y a des musiques qui travaillent en moi et quelques films qui reviennent sans cesse dans ma tête : Citizen Kane, Les Chaussons rouges, Le Guépard, Huit et demi, La Prisonnière du désert. Ce sont mes points de repère. Ils me rassurent. Et c'est grâce à eux que naissent mes images. »
Il voyait des films américains au cinéma, mais il regardait aussi, le soir sur le petit écran, les westerns plus anciens et les films italiens comme Le Voleur à bicyclette et Rome ville ouverte.

Il rentre au séminaire, en 1956, en espérant devenir prêtre, mais il est renvoyé un an plus tard à cause d'une histoire de fille. Il finit alors ses études dans le Bronx. Il dira lui-même qu'il a grandi avec des hommes dangereux, des prêtres et des gangsters. Il ajoute qu'il voulait être un religieux, mais la passion qu'il avait pour la religion s'est mêlé avec celle du cinéma, et que maintenant en tant qu'artiste, il est à la fois un gangster et un prêtre. Sa vulnérabilité du fait qu'il soit asthmatique, accentuée par sa petite taille (1m60), en fait un marginal. Né italo-américain, Scorsese se positionnera vite du côté purement américain.

En 1963, Scorsese signe ses premiers essais. En 1969, il sort enfin le long-métrage qui fit démarrer sa carrière Who's that knocking at my door ?. Harvey Keitel y joue J.R., un homme déphasé par rapport à ses copains qui passent leur temps à rire, boire, se bagarrer et s'amuser avec les filles dans Little Italy. Pour résumer le film, un jour, J.R. y rencontre une jeune fille blonde dont la douceur et la pureté l'émeuvent. Cette fille est étonnamment prête à faire l'amour sur le lit de la mère à J.R.. Il décide d'aller au cinéma avec elle et fait un rêve érotique pendant le film, imaginant une autre jeune femme dénudée. La jeune fille blonde lui parle alors du viol dont elle a été victime. Il est furieux d'apprendre cette nouvelle et s'en va avant de revenir auprès d'elle pour l'épouser, mais celle-ci refuse. J.R. se retrouve alors seul et va se confesser. À la fin de sa confession, il embrasse le crucifix et on le voit marcher, seul. Dans ce premier film, on retrouve beaucoup d'éléments autobiographiques comme la vraie chambre de sa mère pour tourner la scène érotique. J.R. choisit d'aller voir Rio Bravo et Scaramouche au cinéma et parle d'Andy Dickinson à la jeune fille, ce qui évoque l'adolescence de Scorsese dans Little Italy. Les personnages de Scorsese sont urbains à l'image de leur metteur en scène. L'homme de la ville américaine est un exploiteur selon Scorsese. Avec ce premier film, le réalisateur montre déjà une vision réaliste d'une Amérique catholique et de son obsession érotique.

Pour son deuxième film, Scorsese s'attaque à une autobiographie. En 1972, il réalise Boxcar Bertha, qui parle d'un couple en fuite après un accident meurtrier. Le film est parsemé de scènes d'amour entre Barbara Hershey et David Carradine ensemble à la ville comme à l'écran. La scène finale où l'homme est crucifié sur un wagon annonce d'une façon prémonitoire La Dernière tentation du Christ, sorti en 1988.

Scorsese est asthmatique. Il étouffe au propre comme au figuré comme le seront ses personnages, oppressés par la ville. Pour être un homme dans Little Italy à New York, il fallait savoir se battre et gagner. Martin Scorsese ne savait pas se battre comme les autres garçons de la rue. Il gardait tout en lui, incapable d'exprimer la haine qu'il ressentait. Cette haine a jailli sur l'écran avec Mean Streets en 1973. C'est un film agressif, par sa musique et sa violence. C'est aussi la première collaboration entre Scorsese et Robert de Niro, qui deviendra son alter ego. Ils appartiennent au même milieu, ils ressentent les événements de la même manière. Mean Streets montre les petites canailles qui évoluent dans les bas étages de la pègre mais qui ont des liens familiaux avec des mafieux. Charlie est l'ami de Johnny Boy, jeune homme impulsif qui a des dettes envers Michael. Giovanni Coppa, le parrain local, commence à s'inquiéter. Charlie sort avec la cousine de Johnny Boy et celle-ci veut quitter le quartier mais lui veut rester pour prendre soin de son ami. Federico Fellini avouera à Scorsese, au Festival de Cannes de 1974, que Mean Streets était pour lui le meilleur film américain des dix dernières années.

La violence, la religion, le sexe et la famille sont des thèmes privilégiés de Scorsese. Avec une action se déroulant à New York, chaque film du réalisateur est un petit clin d'oeil autobiographique. Martin Scorsese dit : « Je hais la violence, mais je sais qu'elle est en moi, et en vous, et je veux l'explorer. »

Quelle est la question que pose Martin Scorsese ? Quels sont ses intérêts ?


Scorsese a grandi dans un monde de gangsters et de petites racailles dans le quartier de Little Italy à New York. Ne pouvant se battre parce qu'il était asthmatique, il garde toute sa rage en lui. Il montre alors dans ses films l'impureté de ces rues. C'est pour cela que tous ses personnages ont un besoin de purification : la saleté est à élimer à tout prix. Ils veulent la rédemption par tous les moyens. La souffrance ne serait donc pas inutile, elle contribuerait au salut de celui qui souffre et son âme serait ensuite rachetée par Dieu. Toute la filmographie de Scorsese est ainsi basée sur la quête de rédemption. Il filme l'autodestruction, l'impureté pour en souligner la pureté.

Dans tous ses films, Scorsese montre la violence et la solitude qu'il a vécues. C'est un homme soumis à une religion et il veut combler les manques de son enfance à travers ses films. Il parle de ce qu'il sait et tâche de maîtriser son sujet. Le point de départ d'un film scorsesien est l'aliénation. Qui ensuite se transforme en obsession. Chacun de ses personnages aura une tâche à faire pour pouvoir être ensuite purifié. Dans Taxi Driver, Travis est aliéné par la solitude qu'il s'impose, obsédé par l'impureté qui règne dans les rues de New York et purifié par la libération héroïque de la jeune Iris. L'obsession et la solitude ne pouvaient donc s'exprimer que par la violence.

La mission de Travis comme celle de Scorsese est de s'imposer comme solitaire de Dieu. Il crée ses propres lois et les applique à sa façon. Scorsese est un italo-américain et un cinéaste hollywoodien excessivement nerveux, handicapé par des difficultés d'élocution (bégaiements, répétitions de parties et de phrases), schizophrène, suicidaire, paranoïaque. « La paranoïa est mon état naturel » , avoue-t-il. Il essaye donc de se libérer à travers ses personnages. Fasciné par la déchéance et l'impureté, Scorsese sera toujours un marginal. C'est l'écart par rapport à la norme et l'impureté qui va donner quelque chose d'intéressant.

Martin Scorsese construit ses films, de manière peut-être inconsciente, sur un schéma unique. Bien souvent, le héros est un citoyen ordinaire. Il exerce son métier dans la rengaine, avant de gravir brusquement des échelons jusqu'à accéder à une sorte de consécration. Mais quand il sera en haut du parcours, il échouera par excès de confiance et commettra des erreurs de jugement. Inévitablement, il perdra tout ce qu'il avait réussi à réunir jusque-là : biens matériels et amis proches, pour se retrouver dans sa position initiale, celle du début du film. Chaque personnage effectue donc une virée dans l'imaginaire, brisant la monotonie de son quotidien, avant d'y retourner, comme si tout n'avait été qu'un rêve, ou un cauchemar. Et la boucle est bouclée.

À propos du Temps de l'Innocence, qu'il réalise en 1993, il dira que la Mafia et l'aristocratie font finalement partie d'un même univers clos, régi par des règles et des codes. Scorsese montre ici toujours la même obsession, celle des lois et des règles qui règnent dans ce monde, qu'il soit actuel ou passé.


Martin Scorsese historien du cinéma américain


Martin Scorsese voit des films depuis son plus jeune âge et atteint une culture cinématographique des plus impressionnantes. Sa passion est tellement grande qu?il y a consacré plusieurs documentaires. Le premier intitulé Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain est sorti en 1995. Ce film nous guide à travers l?histoire du cinéma américain grâce à des extraits de films et à des témoignages des plus grands réalisateurs comme Frank Capra ou Billy Wilder. Le second, Mon voyage en Italie sorti en 2001, parle des grands films italiens des années 50 et 60, tels que Huit et demi, La Dolce Vita ou Le Guépard.

Scorsese a fait un classement très précis des réalisateurs du septième art. Il les range tous dans des catégories différentes. Pour lui, il n'y a que les metteurs en scène qui sont en écart par rapport à la norme qui vont donner quelque chose d'intéressant. On retrouve la notion d'impureté, citée précédemment, dont Scorsese est un grand adepte. Il s'intéresse donc aux réalisateurs qui contournent le système pour parvenir à imposer leur idée.

Le premier exemple est David Wark Griffith. Malgré ses réalisations hollywoodiennes avec des effets spéciaux et des milliers de figurants, Griffith faisait des films très personnels et parlait de sujets fragiles. Il avait une façon unique de travailler, c'est la raison pour laquelle Scorsese l'admire. Griffith montre une réalité sordide qui détruit les rêves dans Le lys brisé. Il présente quatre histoires d'intolérance montées en parallèle dans Intolérance et invente un nouveau langage visuel avec Naissance d'une nation, sur fond de Guerre de Sécession.
Pour Scorsese, nous sommes avant tout, des enfants de Griffith. David Wark Griffith, l'un des plus grands réalisateurs américains qui a fondé le septième art. Il a inventé le flash-back, le plan américain, le découpage, le montage parallèle, le flou artistique ainsi qu'une grammaire visuelle et des effets spéciaux. En 1915, il réalise un film très controversé sur la création du Ku Klux Klan, Naissance d'une nation. Ce long-métrage de trois heures montre au monde que le cinéma est un art à part.
Les deux réalisateurs prétendent retrouver les fondations des Etats-Unis que ce soit la guerre civile entre nordistes et sudistes à travers les yeux du sudiste et protestant Griffith ou la guerre des gangs entre natifs et irlandais dictée par le fils d'immigrés italiens et catholiques Scorsese. Gangs of New York pourrait donc être la Naissance d'une nation de Scorsese. On assiste dans ce film à une guerre de gangs et de corruption, ainsi qu'un mélange de races et de religions qui ne peuvent vaincre que par la violence.

Comme autre exemple, nous pouvons cité John Cassavetes. Cet homme était en rupture complète avec Hollywood. Pour lui, l'émotion prime. Il réalisa tout au long de sa vie une épopée de l'âme humaine. Les acteurs sont des amis, les tournages se passent dans sa maison et le travail de montage se fait dans son garage. Cassavetes affirme son indépendance. Il amasse l'argent gagné en tant qu'acteur pour « fabriquer » Faces en 1968 sans profiter des facilités hollywoodiennes, pour rester totalement indépendant face aux producteurs et aux impératifs commerciaux. Dans ce film, on est dans un cinéma indépendant. Les situations ne découlent pas les unes des autres.

Stanley Kubrick était lui aussi un réalisateur à part. Il réalisa ses propres rêves en déclenchant des controverses à chaque sortie de films. Sujet tabou, autodestruction, violence, tous les ingrédients sont là pour faire naître la critique. Jamais dépendant des studios, Kubrick pourra satisfaire ses envies de cinéastes.

De même le réalisateur de La Féline en 1942, Jacques Tourneur, a entrepris d'impressionner par la simple vision d'un film. Il suggère sans montrer l'objet de la terreur, ce qui lui a permis d'éliminer les contraintes financières. Son art de la suggestion en fait un réalisateur unique.

Raoul Walsh aussi, maître du western et réalisateur de Regeneration et La fille du désert, a toujours voulu aller à l'essentiel avec un maximum d'action, même si l'amour et le drame font aussi partie de sa filmographie. Il mettait toute l'équipe sous pression pour garder un rythme soutenu au film.

Martin Scorsese a été influencé par les films de gangsters comme Scarface et Regeneration. Pour lui le monde de la pègre est attirant. Il y a de la violence, de l'illégalité. Le gangster est un personnage tragique et la caricature du rêve américain. Il y a des manipulations, des sacrifices. Ces films ont inspiré son chef d'oeuvre les Affranchis.

La comédie musicale est un autre genre qui tient très à coeur à Scorsese. Il est fasciné par les chants et les chorégraphies qui font avancer l'intrigue. Il y a de l'amour dans l'air de Michael Curtiz montre le rapport entre artistes qui est souvent difficile. Ce film, ainsi que Tous en scène de Vincente Minelli, a beaucoup inspiré et motivé Scorsese a réalisé sa comédie musicale, New York, New York. Film où une chanteuse et un saxophoniste vont s'aimer, faire carrière, connaître la gloire, se séparer et se rencontrer à nouveau dix ans plus tard. Ce sera le seul hommage nostalgique à la comédie musicale des années cinquante de Scorsese.

Sa passion du cinéma le pousse jusqu'à réaliser une biographie d'Howard Hugues avec Aviator. Hugues était un milliardaire excentrique qui réalisa Hell's Angels en 1927 et fréquenta des actrices telles qu'Ava Gardner et Katharine Hepburn. La fin de sa vie fut marquée par différents complots avec la Mafia et la pègre. Il mourut allongé dans son lit en 1976, seul, vivant comme un reclus. Scorsese fait ici un film digne d'un grand cinéphile en mystifiant une icône du cinéma à l'âge d'or d'Hollywood tout en restant proche de son monde filmographique qu'est la pègre.

Parmi tous les metteurs en scène, Martin Scorsese admire ceux qui ont réussi à imposer leur idée et leur vision. Les réalisateurs qui sont hors norme, autrement dit les marginaux. Scorsese pourrait recevoir toutes les distinctions possibles, il se placera toujours en dessous des réalisateurs tels que Tourneur, Fuller ou Griffith.



Filmographie:

The Departed (2005)
Silence (2005)
The Rise of Theodore Roosevelt (2005)
Bob Dylan : anthology project (TV) (2005)
Aviator (2004)
Du Mali au Mississippi (2003)
Gangs of New York (2002)
A tombeau ouvert (1999)
Kundun (1997)
Casino (1995)
Un Voyage de Martin Scorsese à travers le cinéma américain (1995)
Le Temps de l'innocence (1993)
Les Nerfs à vif (1991)
Les Affranchis (1990)
New York stories (1989)
La Dernière tentation du Christ (1988)
La Couleur de l'argent (1986)
After Hours (1985)
La Valse des pantins (1983)
Raging Bull (1980)
The Last Waltz (1978)
New York, New York (1977)
Taxi driver (1976)
Alice n'est plus ici (1974)
Italianamerican (1974)
Mean streets (1973)
Bertha Boxcar (1973)
Who's that knocking at my door? (1969)
Le Grand rasage (1967)


Mon préféré: Taxi Driver*** Avec Robert DeNiro
Ancien du Vietnam et insomniaque, Travis Bickle devient chauffeur de taxi la nuit dans les bas-fond new yorkais. Écoeuré du spectacle dont il est le témoin quotidien, il cherche à s'attirer les charmes d'une jeune femme très différente de sa personnalité, puis prend pitié pour une jeune adolescente prostituée. Repoussé par la première, il sombre dans une folie meurtrière qui le poussera à libérer la seconde des bras de son mac, laissant derrière lui un terrible bain de sang.



# Posté le mardi 23 août 2005 10:18
Modifié le mercredi 23 janvier 2008 09:09

***Steven Spielberg***

***Steven Spielberg***
Né le 18 décembre 1946 à Cincinnati, Ohio

Il est autodidacte et dés l'âge de 13 ans, il écrit ses propres scénarios, dessine lui-même des story-boards très détaillés et compose même les musiques de ses films.
Il se prend alors de passion pour la science-fiction et réalise en 1964, pour 500$ son premier film diffusé en salle, "Fire Light". Ce film diffusé dans une seule salle lui rapportera 600$. Mais cette même année ses parents divorcent, et il s'installe en Californie où il se voit refuser l'entrée d'une école de cinéma. Steven intègre alors la Cal State University de Long Island, à New York. Ces quatre années d'université lui permettront surtout de se forger une culture cinématographique.

En 1968, il fait ses premiers essais dans le 35 mm et réalise le court métrage "Amblin".
Le déclencheur de sa carrière sera la réalisation pour la télévision de "Duel", tiré d'une nouvelle de Richard Matheson. Le tournage durera 11 jours et le film sera plébiscité lors de sa diffusion. Il est alors décidé que le film sortira en salle en Europe. Le triomphe ne se fait pas attendre, et le film remporte le grand Prix du festival d'Avoriaz ainsi que plusieurs autres récompenses.

"Les dents de la mer" fait un triomphe et dépasse largement toutes les espérances des studios. Confirmation rapide avec "Rencontre du troisième type" qui assoit définitivement Spielberg dans le peloton des réalisateurs sur lesquels Hollywood doit compter.

Il décide ensuite, avec son ami George Lucas, de mettre au point "Les aventuriers de l'arche perdu", qui verra le jour en 1981 avec un succès retentissant qui incitera Spielberg et Lucas à réaliser deux nouvelles aventures d'Indiana Jones. C'est alors que sort en 82, le film qui détiendra durant 11 ans le record des recettes aux Etats-Unis (il se fera voler la place par "Jurassic Park")," E.T.".
En 1984 la deuxième aventure du Docteur Jones sort sur les écrans, "Indiana Jones et le temple maudit", produit par AMBLIN, société fondée par Spielberg, Kathleen Kennedy et Frank Marshall.

Il se lance dans des aventures plus personnelles et réalise "La couleur pourpre" et "L'Empire du soleil". "Indiana Jones et la dernière croisade" triomphe une fois de plus sur les écrans du monde entier, il rassemble pour la première fois Harrison Ford et Sean Connery. Puis il réalise "Hook", une libre adaptation de l'histoire de Peter Pan dont il avait acheté les droits en 85, il enchaîne avec "Jurassic Park" et "La liste de Schindler", film qui le touche de très près car il est lui-même d'origine juive. Le tournage de ce dernier ayant été très dure, il ne tournera rien jusqu'en 1996, date à laquelle il adapte "Le monde perdu". Puis viennent deux films plus personnels et d'apparence moins commerciale. "Amistad" et "Il faut sauver le soldat Ryan".

Après avoir réalisé "Il faut sauver le soldat Ryan" en 1998, Steven Spielberg se concentre sur ces activités de producteur et sur le développement des studios Dreamworks. En 2001, il enchaîne frénétiquement la réalisation de "A.I. Intelligence Artificielle" et "Minority Report".

Steven Spielberg obtient l'Oscar du meilleur réalisateur en ;
1993 pour "La liste de Schindler"
1998 pour "Il faut sauver le soldat Ryan"


Il est nominé à l'Oscar du meilleur réalisateur en;
1977 pour "Rencontre du troisième type"
1981 pour "Les aventuriers de l'arche perdue"
1982 pour "E.T. l'extra terrestre"


Filmographie :

The Untitled Steven Spielberg/Abraham Lincoln Project (2009)
Tintin (2009)
Jurassic Park 4 (2009)
Indiana Jones 4 (2008)
Munich (2005)
La Guerre des mondes (2004)
Le Terminal (2003)
Arrête-moi si tu peux (2002)
Minority report (2002)
A.I. Intelligence artificielle (2001)
Il faut sauver le soldat Ryan (1998)
Amistad (1997)
Le Monde perdu (1997)
La Liste de Schindler (1993)
Jurassic Park (1993)
Hook ou la revanche du Capitaine Crochet (1991)
Pour toujours (1989)
Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989)
L' Empire du soleil (1987)
La Couleur pourpre (1985)
Indiana Jones et le Temple maudit (1984)
La Quatrième Dimension (1983)
E.T. l'extraterrestre (1982)
Les Aventuriers de l'Arche perdue (1980)
1941 (1979)
Rencontres du 3e type (1977)
Les Dents de la mer (1975)
Sugarland express (1974)
Duel (1971)


Mon préféré: Jurassic Park*** (mais aussi bcp d'autres...)
Généticien de génie, le professeur John Hammond a recréé de nombreuses espèces de dinosaures à partir d'une goutte de sang prélevée sur un moustique fossilisé.
Naïf et généreux, dépassé par ses propres ambitions, il projette d'ouvrir un gigantesque parc d'attraction.
Mais la pureté de son rève se heurte à la cupidité des hommes et à la violence indomptable de la nature.



# Posté le mardi 23 août 2005 14:52
Modifié le mercredi 06 février 2008 04:53

Clint Eastwood

Clint Eastwood
Clint Eastwood est né le 31 mai 1930 à San Francisco, pendant la grande dépression. Il voyage beaucoup et a une vie de nomade faite de petits boulots dans les villes des États-Unis qu'il traverse. Sa famille n'ayant pas beaucoup d'argent, il multiplie les jobs. Il se découvre un certain talent pour la trompette et le piano et s'inscrit à l'Université de Seattle pour y étudier la musique. Il est ensuite mobilisé pour la guerre de Corée, mais par chance ne partira pas et donnera des cours de natation à la base militaire de Fort Ord. C'est aussi à cette époque qu'il rencontre Maggie Johnson, une étudiante à Berkeley qu'il épousera en 1953 à l'issue de ses obligations militaires. Grâce à l'armée, il obtient une bourse pour étudier la gestion au Los Angeles City College.

En 1955, il apprend qu'Universal cherche des comédiens. Il s'y rend et revient avec un contrat de six mois. Il joue des rôles mineurs dans de nombreuses séries B (dont quelques films du talentueux Jack Arnold), puis signe un contrat avec la RKO.

Mais c'est avec CBS, qui produit la série Rawhide, que la carrière d'Eastwood va réellement démarrer. Il y joue un des rôles principaux. Après 7 ans de fidélité (il travaille sous un contrat d'exclusivité) et 217 épisodes, Clint Eastwood est connu de toute l'Amérique. Il quitte la télévision pour le cinéma lorsqu'un cinéaste italien lui propose le rôle principal d'un remake de Yojimbo d'Akira Kurosawa? Pour une poignée de dollars. Ce cinéaste, c'est évidemment le grand Sergio Leone avec lequel Eastwood tournera deux autres magnifiques westerns (Et pour quelques dollars de plus en 1965 et Le bon, la brute et le truand en 1966). Sergio Leone est l'un des deux grands maîtres d'Eastwood avec Don Siegel. C'est avec ce dernier qu'il commence en quelque sorte une nouvelle carrière avec le très controversé, mais très beau Dirty Harry. Parallèlement à son travail d'acteur avec Don Siegel, il démarre en 1971 sa carrière de réalisateur avec un très bon film à suspense, Un frisson dans la nuit.

Eastwood va travailler presque tous les genres du cinéma (western, biographie, policier, film militaire, comédie dramatique...), mais il est important de noter qu'il est un des rares cinéastes contemporains à avoir su se replonger dans le western pour en tirer des œuvres sublimes et nihilistes. Josey Wales hors la loi (1976) et Impitoyable (1992) sont à classer parmi les plus beaux films du dernier quart de siècle.

Il est aujourd'hui l'un des rares artistes du monde du cinéma reconnu aussi bien pour ses prestations d'acteur que pour son travail de réalisateur.


Son nouveau film, Flags of our fathers, raconte la bataille de Iwo Jima, qui au cours de la Seconde Guerre Mondiale, fit 22 000 morts côté japonais et 26 000 côté américain en l'espace d'un mois au cours de l'hiver 1945 et devint célèbre grâce aux photos de six soldats américains brandissant la bannière... Avec Ryan Phillippe, Jesse Bradford, Adam Beach.


Filmographie :
en tant que réalisateur


The Changeling (Prochainement)
The Human Factor (Prochainement)
Lettres d'Iwo Jima (2007)
Mémoires de nos pères (2006)
Million dollar baby (2004)
Piano blues (2003)
Mystic river (2002)
Créance de sang (2002)
Space Cowboys (2000)
Jugé coupable (1998)
Minuit dans le jardin du bien et du mal (1997)
Les Pleins pouvoirs (1996)
Sur la route de Madison (1994)
Un monde parfait (1993)
Impitoyable (1992)
La Relève (1990)
Chasseur blanc, coeur noir (1989)
Bird (1987)
Le Maître de guerre (1986)
Pale Rider, le cavalier solitaire (1985)
Le Retour de l'inspecteur Harry (1983)
Honkytonk man (1982)
Firefox, l'arme absolue (1982)
Bronco Billy (1980)
L' Epreuve de force (1977)
Josey Wales hors la loi (1976)
La Sanction (1975)
Breezy (1973)
L' Homme des hautes plaines (1972)
Un frisson dans la nuit (1971)

Mon préféré : Mystic River***
Quand Katie, la fille aînée âgée de dix-neuf ans de Jimmy Markum, est sauvagement assassinée à deux pas de chez elle, l'enquête va remettre en présence trois amis d'enfances qui s'étaient plus ou moins perdus de vu après que l'un d'entre eux, Dave Boyle, se soit fait kidnapper et violer vingt-cinq ans plus tôt. Deux événements tragiques qui vont se répondre en un engrenage infernal de souffrance, de remords et de désir de vengeance dont aucun des trois anciens amis ne sortira indemne.
Ce film est magnifique! L'histoire est originale et la chute imprévue... J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps à la fin! Le trio d'acteurs est incroyable!


En tant qu'acteur

Million dollar baby (2004), de Clint Eastwood
Piano blues (2003), de Clint Eastwood
Créance de sang (2002), de Clint Eastwood
Space Cowboys (2000), de Clint Eastwood
Jugé coupable (1998), de Clint Eastwood
Les Pleins pouvoirs (1996), de Clint Eastwood
Casper (1995), de Brad Silberling
Un Voyage de Martin Scorsese à travers le cinéma américain (1995), de Martin Scorsese
Sur la route de Madison (1994), de Clint Eastwood
Les Cent et une nuits (1994), de Agnès Varda
A century of cinema (1994), de Caroline Thomas
Un monde parfait (1993), de Clint Eastwood
Dans la ligne de mire (1993), de Wolfgang Petersen
Impitoyable (1992), de Clint Eastwood
La Relève (1990), de Clint Eastwood
Chasseur blanc, coeur noir (1989), de Clint Eastwood
Pink cadillac (1989), de Buddy van Horn
La Dernière cible (1988), de Buddy van Horn
Le Maître de guerre (1986), de Clint Eastwood
Pale Rider, le cavalier solitaire (1985), de Clint Eastwood
La Corde raide (1984), de Richard Tuggle
Haut les flingues ! (1984), de Richard Benjamin
Le Retour de l'inspecteur Harry (1983), de Clint Eastwood
Honkytonk man (1982), de Clint Eastwood
Firefox, l'arme absolue (1982), de Clint Eastwood
Bronco Billy (1980), de Clint Eastwood
Ca va cogner (1980), de Buddy van Horn
L' Evade d'Alcatraz (1979), de Don Siegel
Doux, Dur et Dingue (1978), de James Fargo
L' Epreuve de force (1977), de Clint Eastwood
L' Inspecteur ne renonce jamais (1976), de James Fargo
Josey Wales hors la loi (1976), de Clint Eastwood
La Sanction (1975), de Clint Eastwood
Le Canardeur (1974), de Michael Cimino
Magnum Force (1973), de Ted Post
L' Homme des hautes plaines (1972), de Clint Eastwood
Joe Kidd (1972), de John Sturges
Un frisson dans la nuit (1971), de Clint Eastwood
L' Inspecteur Harry (1971), de Don Siegel
Les Proies (1970), de Don Siegel
Sierra Torride (1970), de Don Siegel
De l'or pour les braves (1970), de Brian G. Hutton
La Kermesse de l'Ouest (1969), de Joshua Logan
Quand les aigles attaquent (1969), de Brian G. Hutton
Un shérif à New York (1968), de Don Siegel
Pendez-les haut et court (1968), de Ted Post
Le Bon, la brute et le truand (1966), de Sergio Leone
Le Streghe (1966), de Pier Paolo Pasolini
Et pour quelques dollars de plus (1965), de Sergio Leone
Pour une poignée de dollars (1964), de Sergio Leone
Ambush at Cimarron Pass (1958), de Jodie Copelan
C'est la guerre (1958), de William A. Wellman
Escapade au Japon (1957), de Arthur Lubin
Ne dites jamais adieu (1956), de Jerry Hopper
The First travelling sales lady (1956), de Arthur Lubin
La Corde est prête (1956), de Charles F. Haas
Tarantula (1955), de Jack Arnold
La Revanche de la creature (1955), de Jack Arnold
Lady Godiva (1955), de Arthur Lubin


Mon préféré : Million Dollar Baby***
Rejeté depuis longtemps par sa fille, l'entraîneur Frankie Dunn s'est replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, en évitant toute relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité. Le jour où Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la recherche d'un coach, elle n'amène pas seulement avec elle sa jeunesse et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence, vitale et urgente : monter sur le ring, entraînée par Frankie, et enfin concrétiser le rêve d'une vie. Après avoir repoussé plusieurs fois sa demande, Frankie se laisse convaincre par l'inflexible détermination de la jeune femme. Une relation mouvementée, tour à tour stimulante et exaspérante, se noue entre eux, au fil de laquelle Maggie et l'entraîneur se découvrent une communauté d'esprit et une complicité inattendues...
J'ai tellement pleuré que c'était splendide! J'adore les histoires atypiques de ce genre! Le trio d'acteurs est fabuleux! Clint Eastwood brille par son jeu. Il devient le père spirituel et presque amant de Hilary Swank, j'ai aimé la nuance et le trouble que nous procure. Un superbe film!


# Posté le samedi 27 août 2005 20:28
Modifié le mercredi 06 février 2008 05:11

Sydney Pollack

Sydney Pollack
Né le 1er Juillet 1934 et enfant d'immigrés juifs russes, Sydney Pollack part après le lycée étudier l'art dramatique à New York. Il s'inscrit à la Neighborhood Playhouse où il suit les cours de Sanford Meisner, avant d'y enseigner lui-même en 1958. D'abord acteur puis réalisateur de télévision, il apparaît pour la première fois au cinéma en 1962 dans La Guerre est aussi une chasse, il se lie alors d'amitié avec un autre jeune acteur : Robert Redford.

Sydney Pollack signe sa première réalisation en 1965 avec Trente minutes de sursis où le lyrisme de sa mise en scène est déjà sensible. Mais c'est grâce à Propriété interdite (1966), plus abouti et première de ses sept collaborations avec Robert Redford, qu'il se fait vraiment remarquer. Il tourne ensuite trois films consécutifs avec Burt Lancaster, dont le film de guerre Un Château en enfer (1969). Nominé en 1970 à l'Oscar du Meilleur Réalisateur pour On achève bien les chevaux (1969), son western Jeremiah Johnson (1972) est en sélection officielle lors du 26ème Festival de Cannes.

En 1985, il obtient de ses pairs, l'oscar du meilleur réalisateur pour l'histoire d'amour kenyane de Meryl Streep et Robert Redford Out Of Africa.

Malgré quelques autres films (dont La Firme en 1993), les années 90 ne sont pas aussi inspirées que les précédentes et marquent surtout un retour à sa formation initiale d'acteur. On le voit par exemple dans Maris et femmes de Woody Allen et dans Eyes wide shut de Stanley Kubrick. Mais c'est à travers sa boîte de production Mirage, fondée en 1985, qu'il est encore le plus actif, en finançant notamment Présumé innocent d'Alan J. Pakula ou encore Raison et sentiments d'Ang Lee.

Il ne réalisera que trois films dans les années 90, La Firme, Sabrina et L'ombre d'un Soupcon avec Kristin Scott Thomas et Harrison Ford.

L'interprète marque son retour derrière la caméra. Ce thriller politique lui permet de retrouver sa partenaire Nicole Kidman et surtout de rentrer dans l'histoire du cinéma comme le premier réalisateur autorisé à tourner au siège de l'O.N.U.


Filmographie :

Recount (TV) (Prochainement)
Shockproof Sydney skate (Prochainement)
Esquisses de Frank Gehry (2006)
L' Interprète (2004)
The Amazing adventures of Kavalier and clay (2003)
Shockproof Sydney skate (2003)
L' Ombre d'un soupçon (1999)
Sabrina (1995)
La Firme (1993)
Havana (1990)
Out of Africa - Souvenirs d'Afrique (1985)
Tootsie (1982)
Absence de Malice (1981)
Le Cavalier électrique (1979)
Bobby Deerfield (1977)
Les Trois jours du Condor (1975)
Yakuza (1975)
Nos plus belles années (1973)
Jeremiah Johnson (1971)
On achève bien les chevaux (1969)
Un Château en enfer (1969)
Les Chasseurs de scalps (1968)
Le Plongeon (1968)
Propriété interdite (1966)
Trente minutes de sursis (1965)


Mon préféré : On achève bien les chevaux*** Avec Jane Fonda
En pleine dépression économique, les primes des marathons de danse attirent jeunes et vieux accablés par la misère. Robert et sa partenaire Gloria dansent à en perdre la raison. Ils tiendront coûte que coûte. A moins que la mort ne les sépare...


# Posté le samedi 27 août 2005 21:19
Modifié le mercredi 06 février 2008 04:58

Oliver Stone

Oliver Stone
Oliver Stone, né le 15 septembre 1946, de père américain et de mère française, effectue très jeune de nombreux voyages avant de s'engager dans l'armée américaine et de partir pour le Vietnam. Il rentrera au pays auréolé de deux prestigieuses décorations (l'Etoile de Bronze et la Purple Heart), mais passablement traumatisé par l'horreur des combats. Son orientation politique et artistique s'en ressentira.

En 1971, il obtient un diplôme de cinéma de l'université de New York.

En 1974, il réalise son premier long-métrage, Seizure, mais le film ne rencontre pas le succès. Oliver Stone se replonge alors dans l'écriture. En 1978, il écrit le scénario de Midnight express. Alan Parker est derrière la caméra et réalise un de ses plus beaux films.

En 1983, il écrit le scénario la nouvelle version de Scarface pour Brian De Palma. Les deux hommes s'entendent à merveille et le film connaît le succès que l'on sait. Le trio Brian De Palma, Oliver Stone, Al Pacino est une réussite complète, mais déjà l'on reproche au scénariste son extrême violence.

On retrouve cette violence dans Platoon en 1986, un des meilleur film sur la guerre du Viêt-Nam qui fait pourtant scandale puisqu'il montre le comportement criminel de certains soldats américains envers les civils vietnamiens.

En 1987, avec Wall Street, il s'en prend aux Yuppies, aux courtiers, et anticipe la crise boursière. En 1989, Né un 4 juillet évoque la difficile reconstruction psychologique des vétérans du Vietnam : nouvel Oscar du meilleur réalisateur. Puis vient 1991 et le scandale JFK. La vision que donne Stone de l'assassinat de Kennedy remet complètement en cause le rapport officiel de la Commission Warren et accuse la CIA de complicité. Stone réclame l'ouverture des archives gardées secrètes.

Trois ans plus tard, autre film, nouvelle controverse : Tueurs nés, portrait sanglant d'un couple de meurtriers, est accusé de faire l'apologie de l'ultra violence. La presse se déchaîne, l'oeuvre devient culte. En comparaison, Nixon, portrait peu reluisant du fameux président américain, passe pour un assagissement. L' Enfer du dimanche plonge le spectateur dans les arcanes et les arènes du football américain.

Après deux documentaires sur Fidel Castro (Comandante, 2002) et la Palestine (Persona non grata, 2003), Oliver Stone se lance dans la réalisation d'Alexandre, biographie épique d'Alexandre le Grand, le légendaire général macédonien.


Filmographie :

Pinkville (Prochainement)
World Trade Center (2006)
Alexandre (2003)
Persona non grata (2003)
Comandante (2002)
L' Enfer du dimanche (1999)
U-Turn, ici commence l'enfer (1997)
Nixon (1995)
Tueurs nés (1994)
Entre ciel et terre (1993)
JFK (1991)
Les Doors (1990)
Né un 4 juillet (1989)
Talk Radio (1988)
Wall Street (1987)
Platoon (1986)
Salvador (1986)
The Hand (1981)
Mad man of Martinique (1979)
Seizure (1974)
American Caesar


Mon préféré : Tueurs nés*** Avec Juliette Lewis
Traumatisés par leur enfance misérable, Mickey et Mallory, parias de la société et amants, se lancent dans une folle équipée meurtrière le long de la route 666. Leurs massacres sauvages ne tardent pas à éveiller l?attention des médias qui assurent au couple psychopathe une grande popularité.



# Posté le dimanche 28 août 2005 07:01
Modifié le mercredi 06 février 2008 04:56